Nous n’étions pas du tout impatients d’arriver dans la Cité des Anges pour deux raisons : d’abord parce qu’elle est la dernière étape de notre périple mais aussi parce que personne ne nous en avait dit du bien. En réalité, nous avons eu droit à une bonne surprise car nous y avons passé un excellent moment…
La route depuis Las Vegas n’est pourtant pas une partie de plaisir. Il s’agit essentiellement de traverser 300 kilomètres de désert. Sur les collines à l’approche de LA, on aborde la forêt de San Bernardino (plutôt un vaste maquis) et rapidement la température descend. C’est un vrai bonheur de retrouver un bon 25° après deux semaines passées aux alentours de 40° ! En revanche on pénètre dans la ville tentaculaire et la circulation se densifie. Nous devrons traverser près de 70 km dans un réseau très complexe d’autoroutes urbaines. Pour la première fois, on va bénir notre GPS qui, en un peu moins d’une heure, nous conduit devant notre motel à Santa Monica.
Tout de suite, on se rend compte que l’on ne va pas coucher dans un « 4 étoiles ». Après le luxe de Vegas, on découvre de petites chambres, peu équipées et d’une propreté toute relative. Pour ne rien arranger, suite à un problème technique, il n’y a pas d’eau chaude dans les chambres :-(
Bon allez, on ne mollit pas. Nous ne sommes qu’à huit « blocks » de l’Océan Pacifique. Il nous appelle pour profiter de ces eaux à 21°. Santa Monica est une ville plutôt agréable avec beaucoup de maisonnettes et des jardins joliment entretenus. D’après ce que l’on a pu comprendre, peu d’endroits dans la vaste LA ont droit à ce traitement de faveur.
La plage est immense, peu peuplée. On pose les affaires et on plonge dans l’océan, enfin. Près du bord, dans une des nombreuses cabanes de surveillance (type « alerte à Malibu »), un maître nageur observe la situation et fait étalage de sa musculature. Nos filles reluquent et gloussent lorsque deux jeunes baigneuses s’ingénient à attirer l’attention du bel éphèbe sur leur plastique.
Un jeune surfeur, croyant détecter en nous de futurs clients, nous laisse sa carte de visite et nous propose des cours de surf. Le malade…
Comme d’habitude, Emilie est la dernière à sortir de l’eau. Eric a préféré rester à distance. Il ne sera guère plus gâté par la suite puisque l’on se rend maintenant dans la rue piétonne (3rd Street) pour une séance de shopping. Les filles sont déchaînées. Tiffany retrouve enfin le magasin Abercrombie. Margot déniche un bouquin sur Botticelli.
Le lendemain matin, tout le monde est d’attaque pour notre dernière journée de « vraies vacances ». Suivant les conseils avisés de certains (merci encore Zaza), nous consacrerons l’essentiel de la journée à la visite des studios « Universal ». Les conditions sont parfaites : pas trop de monde, le temps est beau et frais. L’accès au parc est très bien foutu, pas de perte de temps. A l’une des caisses, de sympathiques français nous proposent de profiter de tarifs préférentiels. En fait, ils s’avèrent être les propriétaires du restaurant japonais de… Lognes. Il faudra leur rendre visite un de ces jours.
On peut vraiment dire que les américains sont experts dans le domaine du loisir et de l’amusement. Normal, on dit volontiers que ce sont de grands enfants. Nulle part ailleurs on ne saurait trouver des parcs d’attraction comme cela. Les jeunes comme pour les moins jeunes y trouvent leur compte. En ce qui nous concerne, nous avons testé et apprécié : Terminator en 3D, Jurassic park (prévoir de belles sensations et une bonne douche à l’arrivée), BackDraft (tout feu, tout flamme), Special effects (trucs et astuces de techniciens) Mummy (roller coaster), Studio tour (dans les décors de cinéma et de télévision), Shrek 4D (époustouflant), House of Horrors (Margot prise de panique), Waterworld (fabuleux spectacle d’eau et de feu avec propulsion d’avion), les Simpsons sens dessus dessous… Une vraie réussite et un point de passage obligé quand on séjourne à Los Angeles.
En fin de journée, nous sommes allés sur Hollywood boulevard. L’endroit est surtout connu pour les étoiles gravées sur le trottoir avec les noms des stars, les grands noms du cinéma américain et d’autres domaines ou pays. On note ça et là des célébrités (James Stewart, Greta Garbo, Humphrey Bogart, Alfred Hitchcock,….) mais aussi quantité d’autres noms totalement inconnus. C’est incroyable ce que la planète peut produire comme stars. Certains d’entre nous, les plus jeunes (n’est-ce pas Jordan ?), ont peut-être leur chance…
Pour être honnête, on passe plus de temps à regarder par terre qu’à apprécier vraiment l’endroit. Au bout d’un moment on se lasse et finalement on ne retient pas grand-chose de ce lieu prestigieux.
Samedi, c’est le jour du départ. Au petit matin (avec Eric) nous profitons une dernière fois du bord de mer pour un footing royal entre Santa Monica et Venice beach. Nos récents achats de Las Vegas sont inaugurés en grande pompe. Une dernière bouffée d’air pur avant de monter dans l’avion et prendre le chemin du retour.
Mais que d’images et de sensations accumulées en trois semaines… de bonheur.
|